Aujourd'hui, j'ai fait de la tire. Tradition familiale. Ma mère a décidé il y a de cela longtemps qu'elle ferait à chaque année de la tire pour le 25 novembre, ce qui fait que je suis la deuxième génération à fêter la Sainte-Catherine. Or, pour moi, cette jeune tradition est d'une importance capitale, et le 25 novembre est une de mes journées favorites de l'année, l'un des meilleurs exemples de mes joies.
De mes joies, je dirais qu'elles sont mixtes. En effet, au fil des ans, j'ai conçu sans m'en rendre compte un système de réjouissances de trois types différents : les réjuissances à date fixe, dont la Sainte-Catherine, les réjouissances anticipées, dont les voyages et soirées qui sont prévus au moins quelques jours à l'avance, et finalement les réjouissances spontanées, qui surviennent le jour même. Lesdites réjouissances peuvent inclure les parents ou les amis, et c'est l'alternance entre les trois types qui crée la diversité nécessaire afin de ne pas se lasser, d'où l'importance de la mixité.
De mes joies, je dirais qu'elles sont équilibrées. D'un côté, il y a les évènements à date fixe, qui sont connus depuis longtemps et donc envers lesquels les attentes sont plus élevées. Les chances d'un bonheur très intense sont alors les plus grandes, mais aussi les risques de déception s'en trouvent-ils proportionnellement gonflés. De l'autre côté se trouvent les évènements spontanés, envers lesquels les attentes sont nulles, mais qui souvent sont moins palpitants et grandioses. Les évènements anticipés, dès lors, se trouvent à mi-chemin entre les deux extrêmes.
De mes joies, je dirais qu'elles doivent être accessibles et contrôlées. Il faut savoir se contenter de petites choses afin que, dès que le besoin s'en fait sentir, les réjouissances spontanées les plus improvisées et minimales soient en mesure de nous remonter le moral. Il faut aussi savoir se contenter de petites choses parce que, par exemple, si je me sens démoralisé et que j'ai besoin d'un voyage en Europe pour me remettre sur pied, je risque d'attendre longtemps et, puisque mes attentes seront proportionnelles au temps écoulé avant d'aller finalement en Europe, d'être déçu, ce qui ne me rend pas plus heureux. Même pour les célébrations à date fixe, il vaut parfois mieux viser plus bas afin d'éviter les déceptions, et donc rechercher la constance plutôt que l'intensité. C'est d'ailleurs ce principe qui m'a fait renoncer à la possibilité d'un voyage en Argentine, cela et le fait que je veuille retourner dès que possible chez moi en Gaspésie.
De mes joies, je dirais qu'elles utilisent les fêtes religieuses comme prétexte. C'est un fait, les fêtes religieuses courantes sont des moments tout indiqués pour se réunir en famille ou entre amis et célébrer la vie, alors pourquoi ne pas piger parmi toutes ces autres dates qui ne sont plus populaires et en faire quelque chose de semblable pour garnir notre calendrier de célébrations à date fixe? Il faut les voir comme des journées choisies arbitrairement, de sorte que l'on ait pas besion de faire preuve de trop d'imagination. Cependant, il ne faut jamais oublier que chacun donne le sens qu'il veut à la fête de son choix, de sorte que, s'il est parfois intéressant de s'inspirer des coutumes initiales, ce n'est pas obligatoire.
De mes joies, je dirais qu'elles me permettent de survivre aux angoisses de mon quotidien.
De mes joies, je dirais qu'elles me permettent de survivre aux angoisses de mon quotidien.
De mes joies, je dirais enfin qu'elles sont adaptées à ma personne. Il convient à chacun de trouver comment arriver à passer à travers l'année, mais ma méthode me va à merveille, et sachez que je compte bien ne pas être la dernière génération de ma famille à fêter la Sainte-Catherine. Touvez le système qui vous apportera la joie de vivre qu'il vous faut, pendant que moi je poursuis sur ma voie. Qui sait, dans quelques années, peut-être donnerai-je un vrai bal à la Sainte-Catherine, et fêterai-je aussi l'Ascension et la Pentecôte. Peut-être même festoierai-je à la Toussaint ; avec Halloween la veille, cela me ferait deux jours de réjouissances de suite, une merveille !
Chronique